Aux origines d'un mot
Le mot sensualité vient du latin sensualis, « qui appartient aux sens ». Longtemps opposé à la raison, il a été réhabilité par les artistes et les poètes, qui y ont vu une intelligence particulière : celle du corps attentif au monde.
Être sensuel, en ce sens premier, c'est être pleinement présent à ce que l'on perçoit : une lumière, un parfum, une matière, une saveur.
L'intelligence des cinq sens
La sensualité commence par une attention fine à nos cinq portes sur le monde : la vue, l'ouïe, l'odorat — la mémoire la plus fidèle —, le goût et le toucher, le plus intime.
Cultiver ses sens, c'est apprendre à ralentir : savourer un plat plutôt que l'avaler, écouter vraiment une musique, respirer un jardin. Une forme de raffinement accessible à chacun.
Une source d'inspiration pour les arts
De la poésie à la peinture, de la musique à la gastronomie, la sensualité irrigue tout l'art occidental. Les Impressionnistes ont peint la lumière comme une caresse ; les parfumeurs composent des accords comme on écrit une phrase.
Partout, la même idée : la beauté du monde mérite qu'on s'y arrête, et nos sens sont les instruments de cet émerveillement.
Le saviez-vous ?
Avant de désigner le plaisir, le mot sensualité a d'abord signifié, chez les philosophes médiévaux, la simple faculté de percevoir par les sens.